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Témoignage
de Anne-Laure, 23 ans
Publié
en novembre 2001
Pour contacter directement
Anne-Laure :
alritfr@yahoo.fr
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J'ai été
moi aussi victime de traumatismes auditifs
, et contrairement à la plupart des témoignages sur le site,
je m'en sors bien
. Je pense que c'est une bonne chose de montrer que
parfois, on peut guérir de ces troubles, à condition de
réagir suffisamment vite.
Voici mon témoignage:
à la suite d'une sortie en boîte
(Le Duplex, à Paris), j'ai eu de
drôles de sensations dans les oreilles
. J'avais comme l'impression, en rentrant chez moi, d'avoir du
coton dans les oreilles
.
Mes oreilles bourdonnaient. Je ne me souviens plus bien quand le sifflement
est apparu, en tous cas, le lendemain matin,
mon oreille droite sifflait
.
J'avais déjà été plusieurs fois dans des soirées
étudiantes, plus rarement en boîte, sans jamais que les troubles
à la sortie se soient prolongés très longtemps. Le lendemain
matin donc, ayant encore ce sifflement dans l'oreille, j'ai commencé
à m'inquiéter. J'avais très vaguement entendu parlé
des troubles auditifs à la suite de sorties en boîte (à
la télé probablement), mais sans plus.
J'ai tout d'abord appelé
mon médecin généraliste qui m'a tout
simplement dit que ca passerait tout seul.
J'ai eu envie de le croire
, ca m'aurait soulagée
. Après
tout, c'est un médecin, il doit savoir de quoi il parle.
Mais
le trouble était tout de même assez gênant
, et
j'ai décidé de rechercher un peu sur Internet
. Je suis tombée sur
le
site
audiofr.com
et lu
le témoignage de
Stéphanie
.
J'ai alors compris qu'il fallait agir vite .
J'ai appelé
un ORL au hasard
, qui
a compris l'urgence de ma situation
et m'a reçue très rapidement.
Et qui m'a envoyée sur le champ à l'hôpital
.
L'audiogramme a révélé une perte d'audition dans les
fréquences aiguës. On m'a dit qu'il
n'était pas sûr que je retrouve avec le traitement le niveau
normal d'audition.
J'ai été hospitalisée 5 jours:
on m'a perfusé des vasodilatateurs, des corticoïdes
. On m'a fait respiré du
carbogène
(mélange d'oxygène et dioxyde de carbone qui est vasodilatateur).
Rapidement, mon acouphène a disparu
. Et l'
audiogramme a la sortie de l'hôpital montrait que
j'avais récupéré une bon
ne audition
.
J'ai du ensuite prendre pendant
1 mois des médicaments
: du nootropyl et du sermion. Je viens de finir mon traitement, et je n'ai,
semble-t-il,
plus aucune séquelle
. A la sortie de l'hôpital, j'ai été pendant
quelques jours très sensible aux bruits.
Sortir sur une avenue, entendre un tintement de clé m'était
très pénible.
Aujourd'hui, je fais les gestes de la vie quotidienne normalement, sans
aucune gêne auditive.
Mon ORL a eu le bon réflexe, mais il faut dire que lui-même
souffre d'acouphène (suite à une détonation),
donc
il sait de quoi il parle
. J'ai eu de la chance de tomber sur le témoignage de Stéphanie,
et sur un
ORL compétent
. Je lui en suis
extrêmement reconnaissante.
Maintenant, je suis bien résolue à ne plus faire d'excès
de bruit. L'expérience m'a servi de leçon. J'ai toujours une
paire de boules de protection en cire sur moi, au cas où...
J'espère que le site de l'Apta va servir à beaucoup de monde,
il faut que ces traumatismes soient mieux connus
et que
quelque chose soit fait au niveau du respect des normes de bruit
.
Le silence
est d'or.
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